#IWD – Journée de la Femme 2016 : message #4

Messages à l’occasion de la Journée Internationale des Droits de la Femmes

 

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Côte-D’Ivoire : « La capacité de mobilisation des femmes est à capitaliser »

Le 25 février dernier les festivités à l’occasion de la journée de la Femmes 2016 ont été lancées dans la salle de Conférence du Ministère des Affaires étrangère à Abidjan.

La ville de Bouafle à été choisi pour abriter la célébration éclatée de la Journée internationale de la Femme (JIF), Edition 2016.

Le Jeudi 3 mars la population a répondu massivement à l’invitation de la Ministre en charge de la Femme, Madame Euphrasie KOUASSI YAO.

A cette occasion le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan a rappelé que  :

«La capacité de mobilisation des femmes est à capitaliser».

Plusieurs manifestations seront au rendez-vous au palais de la culture d’Abidjan le 8 mars prochain; des émissions télé, des panels et des actions éclatées notamment à Bouaflé, Dabakala, Korhogo…. Un Forum sur l’emploi et l’entrepreneuriat féminin réunira également les femmes au cours de ces assises.

Madame la Ministre Euphrasie KOUASSI YAO a conclu la journée d’inauguration en ces termes :

« Le Président et le Gouvernement ivoirien sont résolument engagés aux côtés des femmes. Il appartient donc à celles-ci d’œuvrer davantage pour leur Autonomisation et la promotion de leurs droits. Les femmes de Côte d’Ivoire doivent prendre dorénavant les rennes du train de l’émergence. « 

 

Sources : News Abidjan, Msffe.info, Abidjan.net

Somalie : Une femme présidente ?

Elle a 42 ans,  est mère de 4 enfants et se présente en tant que candidate à l’élection présidentielle de la Somalie malgré un contexte sécuritaire incertain.

Fadumo Dayib est une Femme décidée à changer le destin de son pays, bien qu’elle ait reçu des menaces de mort, elle refuse de céder à la peur.

Un brillant parcours

Née au Kenya de parents somaliens analphabètes, Fadumo est restée sans instruction jusqu’à l’âge de 11 ans en Somalie à cause des conflits ethniques. Lorsque la Finlande offre l’asile à sa famille, Fadumo est alors âgée de 17 ans et saisit cette opportunité pour se concentrer sur ses études. Elle obtiendra une maîtrise en science de la santé, une autre en santé publique, elle devient chercheuse au sein de la Kennedy School of Government de Harvard et est doctorante à l’Université de Helsinki. Elle mettra par la suite ses compétences pendant plus de 10 ans au service de l’ONU et de l’Union Européenne. Elle participe à l’installation de centres médicaux en charge de la prévention et du traitement des infections au SIDA et VIH  chez la mère et l’enfant.

 « Bien sûr, je pense à l’instabilité, je pense à l’insécurité, je pense aux défis qui m’attendent, mais je pense que ces défis s’imposent à toutes les femmes, où qu’elles se trouvent»

rapporte-elle à ecceafrica.

 

Une sacrée personnalité à suivre en 2016

La suivre sur Tweeter

Source ecceAfrica; Autres articles à lire sur howafrica; reportage vidéo sur BBC

Taïwan : Tsa Ing-wen; une femme future présidente ?

En cette dernière semaine de campagne, Tsa Ing-Wen fait trembler Pékin, actuellement candidate du parti démocratique progressiste (DPP) à la présidentielle 2016,  elle est donnée gagnante dans les sondages.

Âgée de 59 ans Tsa Ing-Wen est mandarine, très diplômée (Taipei, Cornell, London School of Economics) et est une négociatrice internationale de premier ordre.

Tsai Ing Wen 1Si elle est élue ce samedi à la présidence de la République Taïwanaise cela sera un événement sans précédent.

Si elle inquiète Pékin, ce n’est pas parce qu’elle est une femme, mais plutôt parce qu’elle brouille leurs plans….

Tsai a mit l’indépendance de l’île au cœur de son programme, bien qu’elle affirme que :« C’est aux Taïwanais de dire ce qu’ils veulent » (une horreur aux yeux de Pékin), les communistes l’accusent déjà de séparatiste et de visées troubles.

A suivre ce samedi 16 janvier….

 

Articles à lire dans le temps, asialyst, rti, La Tribune, Time Magazine

Californie : Marie Wilcox « Wukchumni »

Selon l’Unesco se sont plus de 130 langues Amérindiennes qui sont en danger dont plus de 74 en « danger critique ».

Marie Wilcox, une grand-mère amérindienne âgée de  81 ans et la dernière à parler couramment le Wukchumni.

Marie dictionnary2Son peuple de la vallée de San Joaquin en Californie comptait 50.000 personnes avant d’être colonisé. Aujourd’hui ils ne sont plus que 200 à y vivre. Au fil des générations des éléments de la culture Wukchumni ont disparu dont la langue d’origine, pour autant, Il y a sept ans, Marie Wilcox refuse de voir totalement disparaître la langue de ses ancêtre et décide de la sauvegarder.

Elle apprend à utiliser un ordinateur et commence à rédiger le premier dictionnaire Wukchumni « Marie’s Dictionnary » (le Dictionnaire de Marie).

Aidée de sa fille Jennifer, de son petit-fils Donovan, Marie enseigne désormais aux membres de sa tribu, et travaille sur un dictionnaire audio.

Court métrage documentaire de Global Oneness Project par Emmanuel Vaughn-Lee
Article issu de Feministing.com

 

 

Afrique du Sud : la 1ère femme Pacha !

Elle se destinait à être enseignante, lorsque le slogan de recrutement « Rejoignez la marine et parcourez le monde » l’interpelle.

Zimasa-mabelaElle s’engage, devient opératrice radio et parcourt le monde, elle s’est rendue en Inde, en Uruguay, au Canada et sur l’île de Sainte-Hélène.

Depuis le 26 août 2015, Zimasa Mabela, 38 ans, est la nouvelle pacha du SAS Umhloti, un chasseur de mines. Elle est la première femme noire à commander un navire militaire dans la marine sud-africaine. Elle a sous ses ordres un équipage de 54 marins.

Cette maman de deux fillettes âgées de 4 et 6 ans affirme :

« J’aimerais encourager d’autres femmes à être assez audacieuse, à penser qu’il ne s’agit pas d’un milieu d’hommes et qu’elles peuvent accomplir ce qu’elles veulent »

Zimasa dit avoir : « beaucoup d’ambition, car il y a tant à faire »

Nous ne lui en souhaitons pas moins.

 

Article dans Liberation- le Marin et plus complet sur Institute for security studies, vidéo Eyewitness news

Zanzibar : divorcées pour voter !

« Certaines de ces femmes se sont vues interdire le droit d’aller voter par leur mari, mais celles qui ont refusé de voir leur droit bafoué ont dû divorcer ou ont été abandonnées ».

Explique Mzuri Issa, la coordinatrice de l’Association tanzanienne des femmes des médias (TAMWA).

C’est ainsi qu’en octobre dernier, près de 50 femmes tanzaniennes de Zanzibar ont divorcé pour pouvoir participer aux élections du pays contre la volonté de leurs maris.

Malheureusement sur les 500.000 électeurs appelés aux urnes de nombTanzaniareuses femmes n’ont pas pu prendre part à l’élection de peur de devoir divorcer ou par crainte de violences conjugales, pendant que d’autres ont été forcées de voter pour des candidats qu’elles ne soutenaient pas.

Les divorces ont été confirmés par l’Association des femmes juristes de Zanzibar (ZAFELA) et un tribunal de district de Zanzibar.

Le candidat du parti au pouvoir, John Magufuli, a été élu président de la Tanzanie, fin octobre.

MAIS La commission électorale de Zanzibar a décidé d’invalider les élections en raison de fraudes et citant des «violations flagrantes»,un nouveau scrutin sera organisé courant janvier ou février.

La TAMWA, en partenariat avec d’autres organisations de défense des droits des femmes a lancé une campagne de sensibilisation, particulièrement à l’attention les hommes, afin de promouvoir la liberté politique.

 

Article complet sur The Guardian i24news et 8ème étage- crédits/photos : DANIEL HAYDUK (AFP/FILE)/ Getty Images

Burundi :L’engagement des femmes dans le processus de paix

Le 28 décembre dernier l’Ouganda a  relancé le dialogue inter-burundais. L’annonce de la reprise des négociations a été saluée par de nombreuses organisations.

Gouvernement, opposition ainsi que société civile se sont retrouvés pour la relance du dialogue et la recherche du retour de la paix et la sécurité au Burundi.

Le 11 décembre dernier, »vendredi noir » de Bujumbura, aura été l’un des jours les plus sanglants depuis le début de la crise entraînant la mort ainsi que l’enlèvement de plusieurs personnes.

Les femmes invitées à la table de la négociation

Le Mouvement des Femmes et Filles pour le retour de la paix et la sécurité au Burundi ainsi que d’autres femmes de la sous-région, invités à ce dialogue, réclament un dialogue inclusif mais surtout le retour d’un climat de paix au Burundi ainsi que la cessation des hostilités.

La présidente Marie-Louise Baricako Présidente du mouvement précise :

« …nous aimerions participer au dialogue car oui, nous les femmes avons une contribution à apporter pour le retour de la paix et la sécurité dans notre pays. Nous attendons de ce dialogue un véritable nouveau départ pour le Burundi ».

Le 29 décembre, par la voix de son porte parole, Bruxelles a salué « L’engagement personnel du Président ougandais Yoweri Museveni qui a permis de créer une dynamique positive dans la mise en œuvre de la médiation mandatée par la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et de l’Union africaine (UA)« .

Nous saluons l’initiative et le courage de ces femmes pour faire entendre leurs voix lors de ce pourparler.

L'info par rtbf.be, le résumé de RFI Afrique après cette journée de négociations.

 

Moyen-Orient : les « Speed Sisters », reines de vitesse

Elles sTeam speed sisters2‘appellent: Noor, Betty, Marah, Mona et Maysoon et forment la
team des « Speed Sisters »; la première équipe de course féminine du Moyen-Orient.

Elles s’aventurent sur un terrain largement dominé par les hommes, courant sur des pistes improvisées telles que place de marché ou pistes d’atterrissage en Palestine.

Certaines de ces Speed Sisters vivent et s’entraînent en Cisjordanie, où il n’existe pas de piste de course automobile, elles n’ont pas les moyens de posséder de véhicule de compétitions; elles customisent des voitures standard pour affronter les équipes masculines.

Femmes-pilotes-en-PalestineElles sont les héroïnes du documentaire de la réalisatrice libano-canadienne Fares Ambre, son film montre les sacrifices auxquels font face ces femmes et leurs familles pour suivre leur passion, leur combat pour retrouver une liberté à travers le sport, leur obstination pour surmonter obstacles et stéréotypes afin de réaliser leurs rêves.

SpeedSisters, le documentaire, est uniquement visible durant les festivals. En attendant on se contente du trailer :

Les suivre sur FaceBook - sur Twitter - le site du film -  Article dans The Guardian et Paris Match

Les surfeuses du Bangladesh

Allison Joyce, photo-journaliste primée, dont le sujet de prédilection est la femme et toutes ses expériences, consacre un reportage photo aux jeunes surfeuses du Bangladesh.

Quel que soit son sujet de travail son intention est la même :

« Mettre un visage humain sur des questions abstraites ou des informations lointaines, afin que les gens soient informés et fassent attention, car c’est ainsi que le changement se produit »

Bengladeshi surfSon œil s’est arrêté parmi un groupe de jeunes filles vivant et travaillant dans le Cox’s Bazar, âgées de 10 à 13 ans et prénommées  : Aisha, Johanara, Majaraz,  Mayasha, Nargis, Rifa, Shobe, Shumi, Suma.

Ces jeunes filles travaillent tôt tous les matins et jusque tard dans la nuit, sur leur plage locale, le long de la baie du Bengale à vendre des collations ou des produits artisanaux pour aider leur famille.

Malgré les nombreuses pressions sociales et familiales qui pèsent sur elles, ces adolescentes apprennent à surfer, grâce au sauveteur Rashed Alam et à son club de surf local. Sa femme, Venessa Rude leur donne des cours d’anglais. Les surfeuses acquièrent de nouvelles compétences et peuvent rêver d’un avenir différent.

 

 

Le blog d'Allison Joyce - la suivre sur Tweeter - Nous pouvons encourager les surfeuses sur la plateforme fund me