Californie : Marie Wilcox « Wukchumni »

Selon l’Unesco se sont plus de 130 langues Amérindiennes qui sont en danger dont plus de 74 en « danger critique ».

Marie Wilcox, une grand-mère amérindienne âgée de  81 ans et la dernière à parler couramment le Wukchumni.

Marie dictionnary2Son peuple de la vallée de San Joaquin en Californie comptait 50.000 personnes avant d’être colonisé. Aujourd’hui ils ne sont plus que 200 à y vivre. Au fil des générations des éléments de la culture Wukchumni ont disparu dont la langue d’origine, pour autant, Il y a sept ans, Marie Wilcox refuse de voir totalement disparaître la langue de ses ancêtre et décide de la sauvegarder.

Elle apprend à utiliser un ordinateur et commence à rédiger le premier dictionnaire Wukchumni « Marie’s Dictionnary » (le Dictionnaire de Marie).

Aidée de sa fille Jennifer, de son petit-fils Donovan, Marie enseigne désormais aux membres de sa tribu, et travaille sur un dictionnaire audio.

Court métrage documentaire de Global Oneness Project par Emmanuel Vaughn-Lee
Article issu de Feministing.com

 

 

Afrique du Sud : la 1ère femme Pacha !

Elle se destinait à être enseignante, lorsque le slogan de recrutement « Rejoignez la marine et parcourez le monde » l’interpelle.

Zimasa-mabelaElle s’engage, devient opératrice radio et parcourt le monde, elle s’est rendue en Inde, en Uruguay, au Canada et sur l’île de Sainte-Hélène.

Depuis le 26 août 2015, Zimasa Mabela, 38 ans, est la nouvelle pacha du SAS Umhloti, un chasseur de mines. Elle est la première femme noire à commander un navire militaire dans la marine sud-africaine. Elle a sous ses ordres un équipage de 54 marins.

Cette maman de deux fillettes âgées de 4 et 6 ans affirme :

« J’aimerais encourager d’autres femmes à être assez audacieuse, à penser qu’il ne s’agit pas d’un milieu d’hommes et qu’elles peuvent accomplir ce qu’elles veulent »

Zimasa dit avoir : « beaucoup d’ambition, car il y a tant à faire »

Nous ne lui en souhaitons pas moins.

 

Article dans Liberation- le Marin et plus complet sur Institute for security studies, vidéo Eyewitness news

Maroc : les Kesh Angels; le style en 2 roues

L’artiste Photographe, designer et scénographe Hassan Hajjaj,surnommé Andy Wahloo (Rien) aime à détourner les objets, jouer avec les codes du marketing, les logos des marques de luxe occidentales et mixer tout cela avec sa culture orientale.

Sports collection_Adidas Classic

A travers une série portraits colorés intitulée « kesh angels » il suit la culture des femmes motarde de Marrakech, entre djellabas à pois, niqabs colorées, babouches « de luxe » et lunettes pop colorées, il nous invite à découvrir une autre facette de son pays entre tradition et modernité.

Blog d'Hassan Hajjaj - Photo reportage du "gang" dans the Guardian  et sur Quartz, l'exposition permanente ce certaines œuvres d'Hassan Hajjaj sont visibles au Riad Yima

 

Zanzibar : divorcées pour voter !

« Certaines de ces femmes se sont vues interdire le droit d’aller voter par leur mari, mais celles qui ont refusé de voir leur droit bafoué ont dû divorcer ou ont été abandonnées ».

Explique Mzuri Issa, la coordinatrice de l’Association tanzanienne des femmes des médias (TAMWA).

C’est ainsi qu’en octobre dernier, près de 50 femmes tanzaniennes de Zanzibar ont divorcé pour pouvoir participer aux élections du pays contre la volonté de leurs maris.

Malheureusement sur les 500.000 électeurs appelés aux urnes de nombTanzaniareuses femmes n’ont pas pu prendre part à l’élection de peur de devoir divorcer ou par crainte de violences conjugales, pendant que d’autres ont été forcées de voter pour des candidats qu’elles ne soutenaient pas.

Les divorces ont été confirmés par l’Association des femmes juristes de Zanzibar (ZAFELA) et un tribunal de district de Zanzibar.

Le candidat du parti au pouvoir, John Magufuli, a été élu président de la Tanzanie, fin octobre.

MAIS La commission électorale de Zanzibar a décidé d’invalider les élections en raison de fraudes et citant des «violations flagrantes»,un nouveau scrutin sera organisé courant janvier ou février.

La TAMWA, en partenariat avec d’autres organisations de défense des droits des femmes a lancé une campagne de sensibilisation, particulièrement à l’attention les hommes, afin de promouvoir la liberté politique.

 

Article complet sur The Guardian i24news et 8ème étage- crédits/photos : DANIEL HAYDUK (AFP/FILE)/ Getty Images

Burundi :L’engagement des femmes dans le processus de paix

Le 28 décembre dernier l’Ouganda a  relancé le dialogue inter-burundais. L’annonce de la reprise des négociations a été saluée par de nombreuses organisations.

Gouvernement, opposition ainsi que société civile se sont retrouvés pour la relance du dialogue et la recherche du retour de la paix et la sécurité au Burundi.

Le 11 décembre dernier, »vendredi noir » de Bujumbura, aura été l’un des jours les plus sanglants depuis le début de la crise entraînant la mort ainsi que l’enlèvement de plusieurs personnes.

Les femmes invitées à la table de la négociation

Le Mouvement des Femmes et Filles pour le retour de la paix et la sécurité au Burundi ainsi que d’autres femmes de la sous-région, invités à ce dialogue, réclament un dialogue inclusif mais surtout le retour d’un climat de paix au Burundi ainsi que la cessation des hostilités.

La présidente Marie-Louise Baricako Présidente du mouvement précise :

« …nous aimerions participer au dialogue car oui, nous les femmes avons une contribution à apporter pour le retour de la paix et la sécurité dans notre pays. Nous attendons de ce dialogue un véritable nouveau départ pour le Burundi ».

Le 29 décembre, par la voix de son porte parole, Bruxelles a salué « L’engagement personnel du Président ougandais Yoweri Museveni qui a permis de créer une dynamique positive dans la mise en œuvre de la médiation mandatée par la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et de l’Union africaine (UA)« .

Nous saluons l’initiative et le courage de ces femmes pour faire entendre leurs voix lors de ce pourparler.

L'info par rtbf.be, le résumé de RFI Afrique après cette journée de négociations.

 

Moyen-Orient : les « Speed Sisters », reines de vitesse

Elles sTeam speed sisters2‘appellent: Noor, Betty, Marah, Mona et Maysoon et forment la
team des « Speed Sisters »; la première équipe de course féminine du Moyen-Orient.

Elles s’aventurent sur un terrain largement dominé par les hommes, courant sur des pistes improvisées telles que place de marché ou pistes d’atterrissage en Palestine.

Certaines de ces Speed Sisters vivent et s’entraînent en Cisjordanie, où il n’existe pas de piste de course automobile, elles n’ont pas les moyens de posséder de véhicule de compétitions; elles customisent des voitures standard pour affronter les équipes masculines.

Femmes-pilotes-en-PalestineElles sont les héroïnes du documentaire de la réalisatrice libano-canadienne Fares Ambre, son film montre les sacrifices auxquels font face ces femmes et leurs familles pour suivre leur passion, leur combat pour retrouver une liberté à travers le sport, leur obstination pour surmonter obstacles et stéréotypes afin de réaliser leurs rêves.

SpeedSisters, le documentaire, est uniquement visible durant les festivals. En attendant on se contente du trailer :

Les suivre sur FaceBook - sur Twitter - le site du film -  Article dans The Guardian et Paris Match

Les surfeuses du Bangladesh

Allison Joyce, photo-journaliste primée, dont le sujet de prédilection est la femme et toutes ses expériences, consacre un reportage photo aux jeunes surfeuses du Bangladesh.

Quel que soit son sujet de travail son intention est la même :

« Mettre un visage humain sur des questions abstraites ou des informations lointaines, afin que les gens soient informés et fassent attention, car c’est ainsi que le changement se produit »

Bengladeshi surfSon œil s’est arrêté parmi un groupe de jeunes filles vivant et travaillant dans le Cox’s Bazar, âgées de 10 à 13 ans et prénommées  : Aisha, Johanara, Majaraz,  Mayasha, Nargis, Rifa, Shobe, Shumi, Suma.

Ces jeunes filles travaillent tôt tous les matins et jusque tard dans la nuit, sur leur plage locale, le long de la baie du Bengale à vendre des collations ou des produits artisanaux pour aider leur famille.

Malgré les nombreuses pressions sociales et familiales qui pèsent sur elles, ces adolescentes apprennent à surfer, grâce au sauveteur Rashed Alam et à son club de surf local. Sa femme, Venessa Rude leur donne des cours d’anglais. Les surfeuses acquièrent de nouvelles compétences et peuvent rêver d’un avenir différent.

 

 

Le blog d'Allison Joyce - la suivre sur Tweeter - Nous pouvons encourager les surfeuses sur la plateforme fund me

 

 

Tunis : nouveau réseau « Féminin By UIB »

L’Union Internationale de Banques a crée un nouveau réseau : « Feminin by UIB » qui vise à promouvoir  la mixité et la place des femmes dans l’Entreprise.

Pour sa Présidente Ilhem Bouaziz :

« Ce réseau est né de notre conviction que la mixité est un facteur de croissance et de valeur ajoutée pour tous »

Le but du réseau est de renforcer la présence des femmes dans les positions dirigeantes, de faire émerger un vivier de talents féminins, de faire bénéficier les femmes de la banque d’un réseau professionnel, en offrant un espace de dialogue, de partage et d’entraide et en engageant des actions concrètes pour aider à un meilleur développement professionnel des femmes.

logoLes actions de l’association : agir pour que le rôle des femmes dans l’entreprise soit davantage valorisé et encouragé, pour apporter des réponses aux questions telles que celles d’un accès accru  des femmes aux postes à responsabilité, passer d’une égalité circonstancielle à une égalité pérenne;

L’association se donne pour objectif d’accélérer l’accès des femmes au sommet de l’organisation, car celles-ci sont encore insuffisamment présentes  dans les hautes sphères de la banque, entravées, par moment, par des facteurs culturels et sociétaux.

La Présidente de l’association, compte sur :

« La mobilisation et la mise en mouvement des femmes et des hommes sans exclusion pour changer les comportements ».

Article complet sur African Manager
Réseau Féminin by Société Générale

Femmes Touarègues : Les Combattantes

La voix des femmes touarègues, rencontrées en Afrique de l’Ouest et en Europe, fières et combattantes exprimant leurs idées concernant la guerre au Nord du Mali.

Un documentaire audio d’Arnaud Contreras et Assia Khalid diffusé dans l’émission sur les Docks de France Culture

Durée : 54mn

Surf:Pauline Ado se moque des clichés sexistes

“Bon, c’est fini les bêtises maintenant ? Je peux aller surfer ?”

Pauline Ado tourne en dérision les clichés sexistes du surf et se moque de la mise en avant de la plastique des surfeuses au détriment de leurs performances sportives.

“C’est partie d’une conversation drôle sur l’image du surf féminin, qui au final s’est concrétisée. C’était une manière légère et décalée de parler d’un sujet sérieux”.

 

Interview complète sur Les Inrocks par Mathieu Dejean